La SaintéLyon 2008
16 décembre 2008

La SaintéLyon 2008

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Guy, ancien camarade de collège, n'invite fortement à l'épingler..à ton tableau de chasse des courses d'Ultrafonds.

9000 coureurs, dont 4500  en solo à cette 55ième édition. Je me retrouve avec ce beau petit monde  au parc des expos de St Etienne en attendre minuit heure de départ:

Chacun y va de sa petite occupation personnelle: appel aux amis, sieste sur les gradins, collation, préparation du sac, lecture du road book, je rencontre des joueurs d'échecs, Pelzl à même installé devant un écran géant des chaises longues ...les veinards ! Je ne suis pas à plaindre, mon neveu et ma futur nièce ...là peut-être que je m'avance un peu, Stéphanoise, passeront toute la soirée avec nous....voila l'atmosphère, l'ambiance, SaintéLyon d'avant départ.

23 h 59, Samedi 6 Décembre: Nous sommes quatre à nous diriger sous l'arche de départ: Cissou et Yoyo, tous deux ont comme projet en  2010 de faire le  MDS...marathon des sables et de notre Frantzou. Nous sommes tous membres de la même famille ...celle des 100 kilomètres de Millau, par une semaine sans se lire sur le forum le Planet-Aveyron...

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mon  nouveau café du commerce.

0 h 00, Dimanche 7 décembre: Au coup du pistolet du starter, c'est parti pour une nuit blanche à passé dans le noir et le froid. Comme une loco Yoyo nous tire à travers les artères de la ville à 11km/h.  Ma parole, il à fait le plein de charbon, ne sommes-nous pas dans le berceau d'une ancienne exploitation de charbon au XIXe siècle.

Notre quatuor devient très vite un trio, Frantz préfère géré sa course,  très vite nous sortons des faubourgs, pour faire notre entrée dans le monde de l'obscurité, c'est le moment où la course file à gauche à Sorbier. La staintéLyon ici prend toute sa dimension, nous nous enfonçons dans l'intimité de la nuit. Les frontales se mettent à scintiller pour le plus grand plaisir des spectateurs et former une  interminable guirlande lumineuse.

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Km 8, La mécanique est en température, St Etienne n'est plus qu'un lointain souvenir...que les choses sérieuses commencent. GR7, pas le temps d'adaptation, ornières, flaques d'eau...le plus tôt est le mieux ! Se sont des trombes d'eau qui se sont abattus les jours précédent, des vrais condition de trial...je colle au basket de Yoyo, c'est mon premier Ultra-Trial, Cissou fermant la marche. Courir de nuit demande énormément de concentration ...donc une dépense énergétique supplémentaire.

Km10, Le Hameau de d'Albusy...une montée relativement roulante nous amène au Fayet Km 12, premier étranglement au sommet apparaît au loin les premières lumières de St Chisto. Dans la descente pas facile de rester au contacte de Yoyo ...je provoque des cassures...et hasard de la course, fait que nous passons devant la stèle de Andreï Kivilev. Cissou ayant disparu, c'est un binôme qui se présente au premier ravitaillement de la nuit.

Km 15.5, en 1 h 49 St Christo en Jarez : Passage 1790ième

Nous expérimentons, nos gobelets individuelle que l'on nous à remis avec nos chasubles; La SaintéLyon 2008 devient un Eco Evénement.

Le trio reconstitué, nous évoluons toujours sur le GR7, de celui-ci on peut voir les lumières de la vallée du Gier, passage à la croix de Bicoury ...s'en suivra une montée très caillouteuses qui nous amène au crêt Reynaud 860 mètre km 20. De nouveau nous sommes en binôme, plus personne ne reverra Cissou ...qui à plus d'un tour dans son sac ! Que déjà se profil à l'horizon, Moreau, deuxième ravitaillement. Ce dernier est installé dans une vieille bâtisse, j'ai un oeil sur les tables et l'autre sur mon capitaine de route: nous sommes au coeur de la nuit noire ...et encore pour de longues heures.

Nous quittons Moreau par un sympathique raidillon, Surpris par cette reprise, je positive de suite...tout en marchant j'en profite pour remettre de l'ordre dans la maison. Ce dernier nous propulse à 870 mètres d'altitude, point culminant de l'épreuve.

Nous jonglons, entre portion de route et GR7, que nous retrouvons à l'occasion d'un long faux plat descendant, jusqu'à un sous-bois  tapissé de feuille mortes. sa sortie laissera un souvenir déplaisant...les champs ne sont plus délimités par des clôtures électriques, mais par des fils barbelés, le gant de Yoyo doit s'en souvenir encore! Difficile d'évoluer la nuit ... les premières racines apparaissent, le travail de sape commence.

Km 26.5, nous longeons parait-il le camping du Châtelard,et pour la première fois au loin, les lumières de Lyon...et ses fêtes ! La descente sur St Catherine est très piégeuse: terrain très caillouteux, détrempé, passage dans les taillis ... et les relayeurs descendant comme des Fangio. A St Catherine, vous devez faire un choix...soit continuer ou arrêter, c'est pourquoi que ce ravitaillement ici est impressionnante, ici rien me  manque...où presque si ...j'ai perdu mon Yoyo...mais comment perdre un Yoyo...donc nous nous retrouvons très rapidement: 10mm d'arrêt... naturel !

En repartant nous espérons revoir Cissou, mille fois hélas ...nous quittons se coin de chaleur...et de suite nous longeons un étang où il ne fait pas bon s'attarder et paradoxe de la course...bien au chaud, les coureurs de relais dans les autobus de l'autre côté de la route!

Km 28 en 3 h 20 St Catherine : Passage 1668ième

Depuis de départ, je n'ai pas un seul fois regardé le chrono, et en quittant le bourg je ne peux pas m'empêcher de regardez le clocher...lequel je pense... à aujourd'hui une part de responsabilité ! la sortie, comme d'hab' une longue montée d'un kilomètre qui oblige à marcher. Au 3/4, je ne peux pas m'empêcher d'embrayer ...je colle à la culotte les dossards rouges...ce qui aura pour effet désastreux de perdre mon compagnon de route...sur le replat...impossible dans le noir de se retrouver. Et là le souvenir le l'horloge...rappel  mon naturel de compétiteur, la possibilité de réaliser une perf' honorable ...fait que je mets la poignée à droite jusqu'à l'arrivée. Mais je me dois d'être encore plus attentif, l'esprit commence à divaguer...je pense aux autres membres de la famille de Millau " Famillau" qui en ce téléthon, sont en train de faire un 24 heures à Vallauris...ils doivent en être à la 15 ième heures...mais très vite je me reconcentre le sol étant si proche, je ne chuterai pas de la nuit ...après mes deux magistrales gamelles de Novembre.

Km 31, Le bois d'Arfeuille, c'est ce que le Tourmalet est au TDF, il doit sa célébrité à l'époque déjà très lointaine, où la SaintéLyon se disputait alternativement dans les deux sens, cela remonte à une vingtaine d'années. Vous l'avez compris ce passage est un vrai épouvantail, si nous l'abordons dans le sens de la descende cela n'est pas de tout repos, il faut déjouer les pièges nombreux : des plaques de boues caché sous d'épais tapis de feuilles, l'anticipation est impossible nous sommes en file indienne. L'avantage de ces  passages permettent d'échangé quelques mots du " genre: combien de temps dur ce passage " et s'entendre dire " à la croix c'est fini ", mais une fois de plus ce repère visuelle...est invisible. Ah les veinards...d'avoir été tiré au sort ! Pour tester la dernière de chez Petlz...un truc démentiel...ce n'est pas un coureur avec une frontale que nous avons derrière nous... ...mais un projecteur de mirador, et je vous explique pas l'après dépassement...un vrai trou noir et de déprime...ils nous doublèrent avec une différence de 2/3 km/h de plus.

Km 36, St Genoux au quatrième ravitaillement, la tentation est forte de ne pas faire l'écart de 200 mètres à droite...et de tirer tout droit... connaissant les conséquences d'un tel délit, la raison l'apporte ! Comme toujours, la reprise se fait en marchant, par un bon kilomètre très pendu...comme d hab', petit état des lieux, je suis bien, la fatigue, le froid ne se fait pas trop sentir pour l'instant et c'est  sans stress que je passe ce sommet. Derrière, une longue portion de six kilomètres de bitume se déroule sous nos pieds...je jubile...je me lâche dans tout les sens du terme...je mesure tout le bénéfice de mes sorties longues depuis de début de l'année 2008...j'hallucine...5'30 au kilo, les lumières de Lyon se font de plus en plus proche...petite erreur de perspectives...d'ailleurs je coure avec mes lunettes optique pour la première fois. Une pensée négative, de taraude, je coure sans cardio, tout à la sensation et l'écoute du corps...serais-je en surrégime ? C'est avec facilité que je remonte des paquets entier de concurrents...je dois plutôt dire...des survivants crasseux, vêtus d'oripeaux, que je dévisage au passage...les moteurs ne tournent plus que sur trois voir deux pattes, se sont les inconscients de la premières heures...je les encourage...à remettre leur tactique de course la prochaine fois ...cela me permet de réaliser avec leur complicité de bon classement !

Km 45, Soucieu en Jarrest cinquième ravitaillement: la course ne se donne à voir qu'en de rare retours à la civilisation...ici je me pose une question en voyant cette concentration de spectateurs...ont-ils passsé une nuit blanche...il est 5 h 25, Antolinos le vainqueur de cette édition vient de franchir la ligne d'arrivée depuis un quart d'heure, lorsque l'on aiguille sur ce trottoir. La cohabitation sur ce trottoir m'énerve un peu, il y en à que pour les relayeurs et (ses), je trouve limite que sur une largeur de 1 m 50, avec d'un coté un mur ...crépi et de l'autre des barrières ...avec leurs pieds métalliques de faire circuler des balayeuses municipale et des TGV... sur le même trottoir...encore que là je me considère comme un omnibus !

Km 45 en 5 h 31 Soucieu en Jarrest: Passage 1668ième

Enorme, 23 km de retard sur le vainqueur...à chacun sa course...à cet instant je commence à rêver d'un  bon chrono pour mon premier Ultra-Trail, maintenant nous entrons dans la banlieue de Lyon la course est loin d'être fini, reste encore des hauts lieux à franchir. Par très rassuré, sur ces dalles de pierres qui me conduisent à franchir le Garon, l'humidité, le froid qui y règne, ne vous donne pas envi de vous attarder, malgré la sympathique petite passerelle et ses escaliers. Dans la remontée de la combe j'arrive à soutenir un bon rythme de marche sportive et à accrocher les dossards rouges, en phase de récupération.

Km 50, Chaponost, nouvelle petite pensée négatif, à quel moment le coup de moins bien va t-il arrivée ? il reste 18 bornes, si cela doit se produit maintenant j'arriverai pour la pause/café de 10 heures. Le parcours devenant technique, assez facile d'éjecter cette pensée, et pour ne pas avoir lu le road book avant le départ, je découvre les dernières surprises du chef: la traversée du parc de Boulard, formalité, allées goudronnées voir éclairées au début et très vite c'est de nouveau l'obscurité en  longeant l'étang...pas très rassuré, un bain de 6 heures du mat' pas pour moi ! Le terrain est spongieux, la sortie  se fait pas un étroit boyau raide de 500 mètres, pas facile de prendre ses appuis, comment on fait les derniers pour passer ce bourbier.

Km 57, Beaunant, garage Renault, sixième et avant dernière pause...je vide mes pompes, à prévoir des guettes. Reste 11 kilomètres, sans coup de pompe majeur j'estime mon arrivée vers 7 h 45. D'autant que nous retrouvons d'une façon définitive le bitume et le réveil du jour... mais attention à ne pas se laisser bercer par les sentiments que tout est fini. Alors que je vais traverser la Saône, je réalise que la tête est dèjà à l'arrivée...paradoxalement les jambes ont encore du gaz...heureusement, un final digne du tour des Flandres et son mur de Gramont, 16 %, voir 18 % les fossoyeurs lyonnais ont du boulot...sur la fin la pente s'adoucit, j'essaye comme d'hab' d'embrayer, mais là...la carte mémoire ne commande plus...plus de transmission...ma foulée perd de sa superbe, je stagne, les distances restent stable...mes cuisses et genoux crient à la maltraitance : message 5 sur 5 je suis sur la réserve...heureusement, le final est en descente...roue libre!

Km 63.5, Pont Kitchener, j'avance par saut de puce, si je dois résumé cette fin de course...que d'escaliers et quelle dernière ligne droite sur les berges du Rhône...j'immortalise cette nuit blanche par de petites séquences vidéos.

Le jour était encore loin de percer, il était 5 h 10 mm ce Dimanche 7 Décembre 2008 le palais des sports de Gerland sonnait creux les premiers franchissaient la ligne, c'est le paradoxe de la SaintéLyon : l' anonymes que je suis fini en 8 h 00 mm et 21 s, à la 1160 ième place et au rang de ma catégorie 222ièmes, les rescapés défilèrent sur la ligne d'arrivée jusqu'en milieu d'après midi.

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Cissou.... fini  en 8 h 33, Yoyo ...en 8 h 44, Et Frantz en 9 h 44 avec en prime un magnifique levée de soleil sur les hauteurs de st foy-les-Lyon

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Merci Guy,

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Le 6 Décembre à 16h 00

Départ de Gerland pour St Etienne

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J -6  ... Cette journée commence par un mail à 0 h 05: Demain je teste mon mollet, départ 9h, marche uniquement... Signé par  le Président Gano, il y a comme cela des titres qui se garde à vie ... mais sans chauffeur !

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Président Gano

Donc ce matin, petite marche sportive de 2 h 40 ..apparement la tient le coup , tant chez Gano...qui pourra le Week-end prochain participé aux 24 heures de Vallauris(06) et moi rendre visite chez les verts .

J -7... Est-ce bien sérieux !

je m'explique, le week-end précédent un grand rendez-vous ...se passe au chaud ! à refaire dans notre "jargon" du jus !

Oui mais, mon pépin de début de mois à perturbé cette prépa,  aurais-je la distance ? ...d'où cette sortie longue de 2 h 50 ... l'avant dernière de l'année .

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Les monts du Berthiand, terrain chasse idéal ...pour le dévoreur que je suis !

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08 novembre 2008

Turbulences en Valserine

 Samedi 8 Novembre:  Week-end de 4 jours pendant lequel 3 sorties sont programmées dans ma préparation de la SaintéLyon… en tout cas c’étais à ce moment là mon intention.

Les circonstances font que je me retrouve de nouveau à Bellegarde sur Valserine en ce début d’après midi (Voir récit Ligne des Carpates) et comme d’hab ….. J’ai ma petite idée, sur l'exploration du jour: La question d’ailleurs ne se pose pas ICI  l’incontournable balade sont les Pertes de la Valserine, confluent du Rhône et l’ancienne voie du tram. Ce qui va s’en dire que cette balade peut se transformer en sortie très longue de l'ordre de 21 kilo... aller ! Mais vu l’heure tardif de mon départ il y aura  obligation   de faire un petit 1/2 tour avant son terminus.

 

Je vous invite à suivre ma foulée attention sol très humide voir glissant et casse gueule ! les Pertes de la Valserine c'est :

Son site naturel,

son passé historique,

son passé industrielle,

quand à la voie du Tramway …

 A 15 mm du centre ville, je vous entraîne par l’intermédiaire de ce petit reportage photo dans

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... les entrailles de la rivière au pied du viaduc ferroviaire : de la ligne " des Carpates ".

Le sentier de la découverte.

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vous entraine dans  le lit de la rivière,

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par une succession d'escaliers et de passerelles ...passage très délicat en "trial". En bordure des berges, la guérite des douaniers.

 

                                  

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rappelle que la Valserine fut frontière de 1601 à 1760, puis de 1815 à 1923 entre la France et la Savoie.et plus près de nous: une ligne de démarcation, avec la zone libre.

 

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Dans ces eaux, limpides vous appercevrez des truites, des chabots et des "bipèdes" ...de nombreux clubs aquatiques profitent de ces eaux tumultueuses pour plonger. La profondeur max. est de 17 m.

En avançant je me rends compte que subsistent des traces de la période phare où Bellegarde  était une grande ville industrielle. Au point d'avoir été la première ville en France éclairée la nuit. C'est ici que se trouve la plus ancienne unité hydroélectrique de France créer en 1884, elle alimentait en autres les fours de la biscuiterie de l'Amendier, la minoterie Convert.

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 Le viaduc de l'ancienne voie du tramway...actuellement y circulent les TGV, Paris-Genève ...qui à l'horizon  2010,  transiteront par l' ancienne voie des Carpates...gain de temps 20 minutes !

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ou encore les papeterie Darbay...A partir de là, la rivière disparait en surface, l'érosion à formé de nombreuses "Oulles" où "Marmites géantes"

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qui sont l'attraction de chaque WE.

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La rivière a creusé des gorges très étroites

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où elle s'y engouffre en cascades

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sur plus de 300m,

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elle court violement notamment lors des crues, puis se perd sous la roche.

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Une trop grande confiance en mes Asics

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et une dalle un peu plus humide que les autres ...et une lourde chute où le genoux tape le sol et en même temps le zoom de mon numérique.

Mon orgueil de "bipède" reprend vite "sa belle allure, de maître du monde"Un petit état des lieux, tout en marchant, et en une fraction de seconde de me dire " je rentre" et  une deuxième  secondes de me dire " et si c'est à la SaintéLyon" Alor je continue, sur les premiers kilomètres de la voie du Tram, magnifique chemin où  la pensée négative s'efface pour faire place à une pensée positive... et là le mal disparaît surperficiellement. Sortie ajournée, j'y reviendrai vous pouvez en être sûr!

 

http://www.ligneduhautbugey.fr/les_pertes_de_la_valserine.htm

Posté par claudelogan à 00:53:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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